LIVRE:
En
2000 mon enquête auprès des élites
urbaines pour savoir si les cirques existaient toujours
au Bangladesh se soldait par leurs conclusions qu’ils
avaient tous disparus, éliminés par
la compétition de la télévision
dans les zones rurales. En bon Breton têtu
je décidais de conduire ma propre enquête
: en fait il en restait 10 en activité, certains
plus importants que d’autres, mais se battant
tous contre la bureaucratie, la corruption de l’administration,
les préjugés et les problèmes
financiers.
Dans pratiquement chaque culture le cirque a une
place unique – presque magique. Il fascine
les enfants autant que les adultes car le cirque
efface les frontières entre le rêve
et la réalité. Le cirque divertit,
étonne, mais aussi fascine car il permet
la transgression – en un lieu et un temps
bien circonscrit
– de certaines normes sociales et culturelles.
Le cirque provoque l’irruption du sauvage
dans nos vies ordinaires si sages – avec les
animaux de la « jungle » et aussi avec
les performances extra-ordinaires des nains et des
trapézistes. Le cirque nous divertit et nous
mystifie avec ses tours de magie et les farces des
clowns nous font rire aux éclats. Sous la
pression des films Hindi qui dominent désormais
les divertissements télévisés
les cirques se sont vus obligés de faire
face à la compétition en introduisant
les « princesses » et leurs tours de
chants aguicheurs, effectuant ainsi un mélange
de genres autrefois séparés entre
cirques et « jatra ». Beaucoup regrettent
la vulgarité actuelle des spectacles.
Les
spectateurs ont le droit de rêver et de
fantasmer. Ils paient pour cela. Mais pour les
artistes et manœuvres du cirque, la vie est
malheureusement trop réelle avec le futur
incertain, la peur des accidents, les salaires
de misère et le public pas toujours facile.
Ils assument leur statut de marginaux mais voudraient
une vie « normale » pour leurs enfants.
Ils se revendiquent libres mais sans illusions
romantiques sur leur existence nomade. Ce sont
les travaux forcés, à vie, et chaque
après-midi et chaque soir « le spectacle
continue ».
J’ai passé de nombreuses heures avec
chacun des cirques à documenter leurs vies
et leur vues. Sur ce site Internet je présente
ma propre expérience photographique en
leur sein. J’espère sincèrement
que les internautes du Bangladesh et du reste
du monde prendront conscience de la gravité
de la situation des cirques au Bangladesh et de
la nécessite d’un soutien vigoureux
pour empêcher cet héritage culturel
de disparaître à jamais.
Le
livre a 130 photos en noir et blanc et 40 pages
de textes. Il est disponible au prix de 27 euro
ou 33 dollars américains, port compris.
Envoyez un cheque du montant approprié
à l’adresse suivante :
Mr. Louis Claquin
4 rue Paul Doumer
95880 Enghien les Bains
France
Avec
votre propre adresse
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